mercredi 12 décembre 2007 par Collectif RTO Nantes
Je travaille à Leclerc, à Nantes à faire de la mise en rayon, mais officiellement je suis embauchée par 2 société différentes de Leclerc, pour une période de 2 mois comme d’autres avec moi. Ils font tous de la mise en rayon, il travaillent aussi officiellement pour d’autres boites en Cdd, mais pas des boites d’intérim, non, plutôt les boites des fournisseurs de Leclerc , genre Suchard ou coca cola, en fait pour la mise en rayon on est payés par la société dont on doit mettre les produits en rayon .
Ainsi les "meilleurs" employés travaillent parfois pour plusieurs fournisseurs, faisant parfois des journées très longues ( de plus de 8 heures, un de mes collègues me racontait une fois que le jour d’avant il avait fait 15 heures de taf) , mais travaillent de fait pour la même enseigne de supermarchés , même si leurs " employeurs" officiels changent.
En théorie, c’est chacun "sa marque" mais dans les faits comme on doit aussi obéir au chef de rayon en plus du chef de notre boite "d’emploi" , on se retrouve à s’occuper de tout le rayon , même si notre"marque" est la priorité à chacun d’entre nous. Bien évidement les différentes firmes s’arrangent pour les horaires entre elles quand un salarié travaille pour plusieurs d’entre eux. Ainsi, à Leclerc un salariés qui bosse 60 heures au magasin à faire la même chose chaque semaine, ses heures sups sont payées en heures normales, vu qu’il bosse sur 2 contrats mi-temps avec 2 employeurs différents.
Si l’un d’entre nous fait mal son taf , il est engueulé 2 fois bien sûr ( par le chef de rayon et le chef du fournisseur) mais en plus les autres employés en Cdd/ sous traitance sont engueulés pour les fautes des autres, le but evident étant de monter les salariés les uns contre les autres.Les horaires sont très bizarres, on ne commence jamais en même temps, on ne finit pas en même temps, on n’ a pas une minute pour parler , ( en fait on a juste le droit de parler de truc professionnels).Pour rencontrer mes collègues, je leur file mon mail pour qu’on se voie en dehors.
Les horaires nous bouffent toute notre journée ainsi par exemple, certains bossent de 9 h à 12 puis de 16 à 20h , soit 7 heures de taf effectif mais impossible de faire quoique ce soit entre 12 et 16 pour ceux habitant à plus d’une heure du boulot par exemple, on a l’impression que c’est fait exprès pour détruire notre vie sociale, par ailleurs les horaires changent à la dernière minute, rendant impossible toute vie sociale car on ne sait jamais quelles tranches horaires seront libres la semaine prochaine, c’est encore plus le cas pour les vigiles qui sont encore plus précaires que les autres salariés ( mais moins conscient de se faire niquer).
En plus , on nous donne un travail pour lequel il faut par exemple 5 heures sauf qu’on nous dit : " Fais le en 3 heures".Si on met plus de temps, non seulement on nous engueule mais en plus on doit vraiment insister pour voir ses heures sup comptabilisées et donc payées, si on finit à temps il est impossible d’avoir fini la tache , et alors on se fait engueuler et menacer de licenciement.
Par exemple un des trucs pour nous licencier c’est assez simple : c’est de nous accuser de vol , ou autres fautes lourdes ; comme y a pas vraiment de pointage , ( le seul truc c’est qu’on ecrit notre nom et heures d’arrivée et de sortie à l’entrée sur un cahier Leclerc qui donc appartient à Leclerc ...) ils peuvent dire qu’on ne vient pas, ou par exemple pour le vol c’est simple, la ou je bosse si un paquet de chocolats se casse ( y en a toujours qui se cassent) alors je le mets à la poubelle mais si je prends un chocolat dedans je peut être accusée de vol.
Ainsi théoriquement si un vigile découvre un paquet de chocolat en réserve ou il manque ne serait qu’un chocolat , par exemple si c’est un paquet Suchard , alors ils peuvent accuser la personne travaillant pour Suchard de vol, bien sur il ne le font que si ils veulent se débarasser de quelqu’un avant la fin de son contrat.
Du cout c’est un peu la précarité totale comme la plupart des boulots qu’on nous propose à nous les derniers arrivés sur le marché du travail, surtout si on est femme et/ou basané...
Le sexisme des "petits chefs de rayons" est de mise , par exemple une fille un peu "masculine " se fera engueuler pour ne pas suivre les codes vestimentaires parce qu’elle s’habille en Jean large alors que les mecs qui s’habillent pareils ne se feront pas emmerder.
Une autres des techniques est d’embaucher uniquement des "blancs" pour certains emplois comme la mise en rayon , et que des Noirs ou rebeus pour les emplois de vigiles ( dont la tache est de surveiller les clients et aussi les autres salariéEs) , tout en sachant que les salarié-E-s surveillés ont toujours un ressenti négatif envers leurs "surveillants" : une pratique de Management idéal pour créer des tensions "ethniques" entre les salariés, et un moyen bon marché d’empêcher les vigiles de fermer les yeux , quand la mise en rayon est un secteur ou il est assez facile de voler sans même que la direction se rende compte que quelque chose manque, il est donc essentiel pour eux que les vigiles ( encore plus exploités que les autres) fassent du zèle.
Vu la multiplication des petits contrats Cdd à mi temps ( certains devant parfois cumuler 2 ou 3 mi -temps pour survivre ) l’individualisation des salariés , le fait que pour avoir un Cdd il demandent des "réferences" , la plupart des salariés se soumettent .
Dans ces conditions ils devient difficile de lutter de façon " traditionnelle" toutefois , il faut inventer de nouvelle façons de lutter , plus liées seulement à telle ou telle entreprise, accepter que certains travailleurs fassent des luttes ponctuelles dans le temps.Par exemple, si je travaille 5 jours à Leclerc alors il faut que pendant ce temps je puisse aussi lutter avec les autres salariés même si je suis là pas longtemps, parce que du cout mes collègues en Cdd/interim me disent " Mais alors pourquoi lutter dans une entreprise si on est la que pour un mois ou 15 jours ? ? "
Du cout parfois je crois qu’une des priorités vu l’impossiblité de lutter sur le long terme dans telle ou telle entreprise c’est de permettre l’ascension d’une nouvelle "conscience de classe" qui aille au delà des particularités corporatistes et géographiques ( vu que les précaires sont aussi très mobiles , sur le modèle des saisonniers , de plus en plus de gens vivent dans leurs voitures ou leurs camions...) ,
Pour pouvoir créer des micro luttes partout ou on va, ce serait peut-être des luttes qui auraient l’air très limitées dans le temps mais qui auront l’avantage d’être aussi très nombreuses,formant comme une grande lutte faite d’une multiplicité de petites batailles par ci par la , un peu comme certaines luttes syndicales en Amerique du sud ,
En tout cas vu que nous sommes des "expérimentations sociales" sur lesquels ils testent à quelle sauce ils vont ensuite manger les autres salariés, aujourd’hui semi-stables, demain précaires, c’est aussi aux travailleurs moins faibles socialement de pas nous laisser tomber.
Vu la difficulté de faire la grève ouvertement, je me souviens de certaines pratiques du 19 siècle ou les travailleurs "sabotaient " clandestinement leurs usines, leurs machines... ou faisaient la grève du zèle collectivement " à mauvais salaire mauvais travail ".... sans que le patron puisse savoir qui est vraiment responsable même si ça peut paraitre un peu nihiliste comme truc.
Sinon en anglais , il y a une expression qui dit "jeter la clé dans la chaine " qui signifie en gros foutre la merde, ca vient d’une veille pratique ouvrière qui était de saboter la ligne d’usine, (je suppose en jetant une clé d’ajustement) afin de pouvoir se reposer en stoppant la machine, et surtout afin de faire chier les patrons sans qu’ils sachent qui fait quoi, en plus c’était totalement gratuit ( contrairement au vols de matos ou de tunes même si le vol de ceux qui nous exploitent aussi c’est bien) ce qui avait l’avantage de déstabiliser les chefs et avait l’avantage de remettre un peu de ludique non marchand dans l’existence ; de toute façon dejà certains salariés comme moi le font dejà sans même chercher à le faire exprès.
Les salariés semi-stable embauchés avant ces expérimentations sociales ou les rares salariés vraiment très dociles ( on pourrait même dire stupides) qui acceptent n’importe quoi, font encore plus d’heures sups non payées et qui donc ont accès à des emplois de chefs de rayon stables , ceux là ne sont pas sur la même longueur d’onde que nous. Ils sont vraiment consciencieux, pour leur taf et celui des autres, on a l’impression que c’est une espèce de fidélité à l’employeur, ainsi il trouve que mal faire son taf, être en retard ou voler des marchandises du magasin, "c’est pas bien " : et ils sont prêts à dénoncer ceux et celles qui le font, même si par ailleurs ils militent parfois dans des structures syndicales corpos type CFDT ou CFTC , et qu’ils se plaignent que les jeunes précaires n’ont aucune conscience syndicale...
Un des trucs embêtants pour les patrons c’est que les salariés précaires ont beaucoup moins de conscience professionelle que les autres, moins conscience du travail bien fait pour l’entreprise, ( sauf les vigiles, et encore ça change) il faudrait réussir à traduire cela en nouvelle solidarité de classe au delà du corporatisme ( professionnel, ethnique ou autre ) et de l’individualisme ambiant , qui sont tout deux les armes principales des patrons et états pour assurer leurs pouvoir en nous incitant à nous fliquer entre prolos.
Ainsi une des pratiques de micro résistance mise en place par les précaires est l’échange d’informations, en effet en travaillant même peu dans un supermarché comme Leclerc chaque employé apprend sur les techniques de surveillance , et après on en parle entre nous, on s’échange les infos et petit à petit on s’y connait plus sur les systèmes de surveillance de tels ou tels supermarchés que l’ingénieur qui les a créés, surtout que certaines d’entre nous étaient dejà habituées à l’expropriation de propriété privée des supermarchés avant même de travailler la.
Du cout, après et parfois pendant notre contrat on passe souvent dans des Leclerc et d’autres supermarchés pour nous payer nos heures sups "en nature" vus qu’ils ont oublié de nous les payer en espèces
Sinon j’ai pris contact avec la CGT commerce ( les autres syndicats genre SUD n’ont pas de section commerce alors j’avais le choix entre ça et la CFDT..) ; voir ce qu’on peut faire même je finis le taf dans 15 jours
Mais au moins faire en sorte que les autres employés de grande distrib sachent ce qu’il se passe.
ojosazules@no-log.org
D’autres témognages de salarieEs dans la grande distrib chez LIDL
nous avons en france, la fâcheuse habitude de "faire où on nous dit de faire" et d’accepter sous déprime ou dépression tout ce qu’on veut nous faire avaler ou cracher.
Ben, il serait temps que ça change. Une bonne petite révolution à la 1789 ou un mai 68 versus 2008 mais pour de vrai cette fois-ci, ce ne serait pas du luxe.
Moi, je propose qu’on se regroupe en collectif à la José Bové, et qu’on remplissent tous en coeur des chariots dans toutes les grandes enseignes, qu’on passent aux caisses sans payer, et qu’on répande tout le caddie devant le magasin.
bonjour,
je travaille chez Leclerc à Nantes (comme employé) depuis 16 ans et je ne subis pas du tout ce genre d’exploitation. Je ne mets pas du tout en cause le récit de "collectif RTO Nantes " ( ???), mais généraliser de genre de cas à l’ensemble de l’enseigne serait tout simplement trompeur. Il y a 6 Leclerc à Nantes, et il est essentiel de savoir que contrairement aux autres grandes enseignes d’hypers, les patrons de Leclerc possèdent leur magasin et y font donc à peu près ce qu’il veulent : ainsi, la politique sociale peut être très différente d’un magasin à l’autre. Je pense que chez Leclerc, il y a la même proportion des cons et de gens intelligents que dans toutes les entreprises, et que les contraintes d’augmentation du chiffre d’affaire, de la productivité et des bénéfices y font les mêmes dégâts (et les mêmes bienfaits en terme de travail pour les salariés en CDI) qu’ailleurs, selon les exigences du PDG. A partir de là, il y a plusieurs cas de figure : un chef de rayon ou un chef de département con dans un Leclerc où le patron ne l’est pas (et ne sait pas tout ce qui se passe dans son entreprise), un chef de rayon con dans un Leclerc avec une politique sociale de cons, et des magasins, croyez-le ou non, où la rotation du personnel en CDI ("turnover") est presque nulle y compris sur des périodes très longues ; ce qui ne veut pas dire qu’on n’y abuse pas de jeunes stagiaires ou CDD de temps en temps, mais, encore une fois, pas plus qu’ailleurs, ce qui n’est pas une excuse... Pour ma part, je ne peux pas juger de tous les Leclerc (même si je connais des collègues qui ont travaillé dans presque tous ceux de Nantes) : mais dans le mien, nulle "rationalisation" gestionnaire à outrance et nul "stage" de conditionnement à la culture d’entreprise imposé par un siège social comme dans d’autres enseignes d’hypers célèbres... Il faut savoir également que 25% des bénéfices au minimum (parfois plus, en tout cas dans le mien) sont redistribués au personnel (ça, c’est imposé par la franchise Leclerc), ce qui ne donne pas des revenus élevés, surtout en cette période d’augmentation du coût du logement et de la vie, mais néanmoins bien au-dessus du SMIC auquel la légende veut que les employés Leclerc (à plein temps) soient payés ; et que tout le département dans lequel je travaille fait ses 35 heures (36h45 car la convention collective de la grande distri alimentaire compte à part les pauses payées), point barre : les heures sup dans l’année sont très peu nombreuses et payées conformément à la loi.
En définitive c’est très simple : il suffit de regarder dans quels magasins le personnel sourit souvent (je ne parle pas du sourire artificiel standardisé des vendeurs "formés" à la "relation client"), et dans quels magasins il fait systématiquement la gueule (à part les robots formatés cités ci-avant) et est toujours débordé.
L’exploitation des jeunes, via les CDI à répétition et les stages gratuits ou sous-payés est une des réalités les plus révoltantes de la société actuelle, chez Leclerc comme dans toutes les entreprises ET LES ADMINISTRATIONS. Une autre réalité qui doit intéresser ceux qui luttent est la situation des mères (et des pères) célibataires élevant seules leurs enfants avec un salaire de travail à mi-temps : ce qui est tout simplement impossible, et concerne de nombreuses "hôtesses de caisse", chez Leclerc, Auchan, Carouf, Super U, Lidl etc.
Mais je pense qu’un média d’information, fût-il engagé, ne doit pas véhiculer un seul son de cloche là où la réalité est plus complexe (au risque de se priver du plaisir de taper sur une enseigne connue).
Bonjour,
Sur ce site vous trouverez des articles sur d’autres enseignes notamment LIDL : et vous pourrez y remarquer que l’expression y est libre et que ceux qui souhaitent apporter des modifications aux témoignages initiaux le fond, même lorsqu’ils vont dans le sens de la défense de l’entreprise.
A vous donc d’alimenter le débat.
C’est vrai et ma conclusion était un peu injuste : vous n’êtes pas à la source des témoignages qui vous sont proposés, et comme vous dites, c’est à ceux qui souhaitent apporter un autre point de vue de le faire... Par ailleurs, votre site est naturellement un lieu de dénonciation - bienvenu - des situations les plus intolérables.
J’en profite pour corriger 2 erreurs : il faut lire bien sûr "L’exploitation des jeunes, via les CDD à répétition..." et non "via les CDI", et "les mères célibataires élevant seules leurs enfants avec un salaire de travail à temps partiel...", et non "à mi-temps" : même 30 heures hebdo ne permettent pas de joindre les deux bouts à ces femmes (et ces hommes).
du cout, c du coup, juste comme ca en passant. article eclairant, mais qui n eclaire que ceux qui savent deja c ca le drame... sabotage ? OK lire Emile Pouget, anarchiste du Pere Peinard debut 20eme. OK aussi pour le vol. dans cette societe ou la corruption generalisee est devenue la sacro sainte ethique des dirigeants quels qu ils soient (politiques voir le Parti Socialiste et ses fumistes ! sans compter l UMP dans toute sa splendeur, les patrons voyous qui ne sont finalement que la norme) sans oublier les petits employes zeles, tous ces "petits soldats" qui lechent le cul a des superieurrs qui les meprisent d autant, tout cela rend legitime le vol et le sabotage !
courage luttons, on finira bien par avoir raison de tous ces cafards !
C’est Terrifiant et écoeurant comme pas possible. En fait, je pense que le bénéfice ne les intéresse pas. Ils veulent juste briser les gens. Car, par expérience, je peux vous dire qu’on ne travaille que plus mal et moins efficacement dans ce genre de contexte, lorsqu’on est soumis à des pressions de de type.
Non, ils n’ont rien à y gagner, aucun benef possible mais tout le contraire. Et ils le savent parfaitement. C’est curieux d’ailleurs.
Salut, j’ignore si ceci pourras aider, mais les"techniques" de management de ses petits sadiques me semblent sortir tout droit des découvertes de Henri Laborit (et de bien d’autres) en matière de biologie comportementale c-a-d tous ce qui se rapporte à la théorie de l’inhibition de l’action, ainsi que toutes les connaissances en psychosociologie et en psychocorporelle.
De fait, de nombreux psychologues et thérapeutes coachent ces mecs afin d’améliorer leur potentiel de prédateur autrement dit : Plus éfficace en matière de torture psychologique et de là plus pro’ pour faire du bénèf’sur le dos de travailleurs cassés moralement et physiquement.
Je ne garanti rien, mais dans un combat on a plus de chance quand on connait la stratégie de son ennemi pour pouvoir inversé la vapeur.Je sais que c’est pas toujours facile de potasser quand le charbon vous casse l’échine, je connait ça aussi...Mais des fois ça en vaut la peine. Voici un lien en apéro et c’est gratos, après, de lien en wiki...on se dit "ha ouai c’est ça le truc !" http://olivier.hammam.free.fr/imports/textes/laborit/colombe%20assassinee.html
J’ai travaillé quelques années chez Leclerc sur la région nantaise. J’étais chef de rayon chez eux. (Ne me tirez pas dessus. :) )
Et c’est justement parce que je n’ai jamais adhéré à cette politique de "tirer à boulets rouges" sur les employés que j’ai fini par me faire licencier. LE fait de ne pas adhérer aux méthodes fascistes de management de chez Leclerc est considéré comme une faiblesse.
Je n’étais pas un bon manager parce que les personnes dans mon rayon je prenais le temps de parler avec elles, le temps de leur demander si tout allait bien en dehors du travail quand l’une d’elle avait un gros coup de blues. Des larmes j’en ai vu couler à cause de gros cons de chefs de secteur qui harcelaient leurs employées.
Je n’ai jamais adhéré à ce type de management, et je n’ai jamais fait redescendre la pression que je subissais de la part de mon chef de secteur sur les employés qui travaillaient avec moi.
J’ai été licencié sous un prétexte totalement fictif. Mais je suis parti la tête haute car j’ai toujours respecté l’Humain avec un grand H tant que j’ai bossé pour ces gens-là.
A tous ceux qui se battent je souhaite bon courage. POur moi, la lutte ne s’arrêtera jamais tant que j’aurais affaire à de sinistres personnages tels que ceux là.
salut, bin du coup comme j’ais mis des tracts du rto dans mon entrprise , il’ont decouverts et en plus ils ont lu le temoigange ) et comme j’ais osé mangé un chocolat qui allais a la casse de toute facon, j’ais eus le choix, ou je suis viré pour faute grave , ( vol d’employeur) ou j’accpete de demissioner , ce qui au niveau legal est presque moins pire...
ils ont qualifié de vol le fait d’ avoir mangé un truc qui etait tombe par terre , le pire c’est que j’ais ete denoncé et engulé par un autre employé de leclerc qui m’as traité de voleuse, quand je luis ais dit que c’etait des trucs qui allais à la poubelle il m’a dit " oui mais il y a des regles et le regles doivent etre les memes pour tous", puis le chef du magasin m’a enguele devant tout le monde presaue humilié , et l’autre connard qui m’avait delaté m’insultaient encore , je me suis mis à pleurer tant la scene était humiliante , et je suis partie ,
alors l’autre bouffon qui dit qu’y bosse à Leclerc depuis 16 ans , et qu’ils sont gentils avec lui, qu’ils reflechissent, une bonne partie du personel ( securité , une partie du netooyage , la mise en rayon , la presentation de produitsà) est assuré par des sous traitants , donc des employés przecaires Cdds/interim qui bossent pas legalement pur Leclerc, dans la plupart des entrprise actuellemnt les directions , , jouent sur la rivalité , employés permanenent et precaires , surtout que les "permanenets qui se connaissent tous entre eux , et ont vraiment l’esprit d’entrprise font passer leurs frustrations sur les precaires , c’est vrai que bosser 16 ans pour la meme boite de merde et trouver qu’ils sont "socials" ils faut vraiment qu’ils vous aient passer un lavage de cerveau , genre "Leclerc c’est ma famille et je fais en sorte qu’il se fasse le max de ble possible... et apres je vais gueler contre les jeunes qui aucune conscinec professinel,
bonjour, c’est encore moi , la meuf qu’a ecris le texte, mon mail nolog a eus des problemes du coup j’ais perdus mes mails
et mes contacts, parmi lesquel le mail d’une ex-employée de Leclerc basse goulaine, si elle lis ce message quelle me reecrive, mon email remarche mais les mails d’avant mardi dernier ont disparus dont les siens ’ avec son adresse mail) , si elle pourait me recontacter merci...
bonjour, c’est le bouffon
"L’exploitation des jeunes, via les CDI à répétition et les stages gratuits ou sous-payés est une des réalités les plus révoltantes de la société actuelle, chez Leclerc comme dans toutes les entreprises ET LES ADMINISTRATIONS." Au risque de me répéter.
Leclerc, ce n’est pas ma famille, je n’ai subi aucun lavage de cerveau, j’estime que personne n’y est assez payé, CCI, CDD, stagiaires et sous-traitants, je déplore qu’il n’y ait aucun syndicat et que les politiques ne fassent rien contre cela ; je dis que les employés sont donc en situation de dominés sans aucun pouvoir, et c’est parce que j’ai un vécu réel sur le terrain, comme beaucoup d’autres, que je peux parler de la situation des "temps partiel", et dire que DANS LE MAGASIN OU JE TRAVAILLE, de nombreux sous-traitants, personnel d’entretien, agents de sécurité ou vendeurs, y sont encore moins payés que les autres (absence de primes), mais ne subissent aucun harcèlement. "De nombreux", ça veut dire que d’autres subissent ce que vous décrivez : il faut le dénoncer, mais c’est la généralisation qui est fausse. Au moins ne le faites pas à propos des entreprises où vous n’avez jamais mis les pieds.
Pour ma part, je ne crois pas que guillotiner tous les patrons et les employés de plus d’un an fera que le monde ira mieux (et j’ai attendu en vain ce que Bourdieu avait à proposer après...). Dénoncer des faits réels, si.
Bonjourjacques
je comprends que vous réagissiez de manière vigoureuse à un terme certainement employé sous le coup de la colère : mais essayez de voir un peu plus loin : cette personne vient de se faire virer pour un chocolat pris dans une poubelle et parce qu’elle a osé diffuser un tract sur les conditions de travail dans son magasin : bien sûr qu’il ne faut pas opposer les employés précaires et ceux qui sont là depuis longtemps mais comment voulez vous que ce ne soit pas le cas si les employés stables qui risquent beaucoup moins ne se solidarisent pas de ce qui vient de se passer ?
Que proposez vous comme de lutte, maintenant tout de suite, contre ces pratiques, hormis le constat pessimiste que les partis politiques et les syndicats n’en font pas assez ?
Et ma petite question de Rmiste pour qui les fêtes de Noel sont un casse tête sans fin : pourquoi les employés de la grande distribution ne se révoltent pas et ne dénoncent pas plus souvent l’immense gâchis de marchandise qui est fait par les grandes enseignes ?
Cordialement. Wiecha
je n’ais jamais dis qu’il fallait guillotiner les employés de plus d’un an , surtout que les employés de plus d’un an , dans la plupart des cas sont las parcequ’ils doivent manger et payer le logeent, simplement je parlais de techniques de management pour diviser les salariés, et du fait que oui, une petite minorités des salariés sont devenus des "jaunes" ou des " oranges "c ’est à dire à moitié jaune, mais ce n’est qu’une minorité, assez suffisament toutefois pour pourir l’ambience,
quand à guillotiner les patrons , peut etre est ce extreme mais en tout cas les patrons, qui sont souvent aussi des proprietaires immobilier pour lesqules ont paye des loyers de fous, c’est quand meme l’elite qui vit de notre travail , et cet elite il faut tout faire pour lui retirer ces priviliges, tout ce que je decris est vrai, soit que c’est quelquchose que j’ais vus soit c’est quelque chose qu d’autres employés m’ont raconté,
apres si vous voulez defendre vos maitres en disant qu’ils vous donnent du travail, reflichissez : ils vous donnent du travail certes mais c’est pour que vous puisseiez leurs payer des loyers ou des hipoteques ( encore une fois ce sont les meme gens qui ont des entreprise et des biens immobilier) ou de la bouffe ( vus que c’est eux qui ont les terrains, obligeant les petits magasins a payer des loyers de fou , les empechant d’etre competitf , ou monopolisant les terres agricoles..)
Malcom X disait que pendant l’esclavage il y a avait 2 type d’esclave , ceux des planations, et ceux qui etaient les servants des maitres, ces derniers, étient souvent moins mal traités et etaient generalement metisse ( meme si c’etait à cause du viol quand meme) , et etaient totalement eduque dans la culture "europeen" , il expliquait que si l’escalvage a put continués c’est parceque les blancs jouaient sur les division entre les 2 groupes, qui étaient tout les 2 exploités, le premier voyant l’autre comme des "vendus" car culturellemnt plus europeen et le second goupe voyaient les premiers comme des fainéants et des sauvages , qui ne voulaient que renvoyer toute la civilisation à la foret ...
aujourd’hui j’ais appris quelque chose, Leclerc traite tres bien ces cadres, en effet en plus de leur salaire, ceux ci ont des avantaegs en nature que les caissieres et autre employés de base n’ont pas , par exemple , la boite leur paye la couvertture maladie complementaire , leur file plein de reducs sur tel ou tels produits du magasins, leur file des places de ciné à prix reduits,
peut etre M Voucher fait t-il partis de ces cadres , apres il est vrai qu’une petite partie des gens qui entrent comme ouvrier de base deviendront , des cadres si ils sacrifinet leur vie personel et si ils ont un peu de chance ... mais cela reste marginal... le probleme c’est que certains salariés croient en l’entrprise à acuse de ca , ( " leclerc , entrprise social qui remet en marche l’ascenceur social..." patati patata..)
J’ai travaillé pour un Leclerc T2 en Basse Normandie il y’a quelques années. J’ai été poussé à démissioner. Employé polyvalent ; j’étais tour à tour vendeur produits culturels, micro, vendeur blanc ( lave linche, etc... ), brun ( tv, hifi, vidéo ) et occasionellement chef de rayon ( ce dernier ayant lui aussi démissionné ). Face à une telle surcharge de travail, il m’arrivait de commettre de petites fautes, d’autant que je débutais.
Pour ces fautes, plusieurs fois le directeur commercial est venu me trouver en réserve pour me faire des menaces physiques de type " la prochaine fois, je te mets ma main dans la gueule ". Je lui ai demandé de venir avec moi réhitérer ses propos devant le directeur du magazin, ce qu’il a fait. Ce dernier lui a donné raison avant de me tendre une feuille blanche. A bout de force, j’ai démissionné et n’ai bien sûr eu droit à aucunes indemnités.
Bref, aujourd’hui, quand j’entends monsieur Edouard Leclerc se vanter de faire du social dans ses hypers, j’ai envie de gerber.